Constantine…Sharam Baram !
Le Rhumel a mis des millions d’années pour préparer son lit, façonner l’un des plus beaux canyons au monde, afin d’y abriter hommes, ours, poissons et autres animaux sauvages.
Le Rhumellien et ses deux fils, jusque là en parfaite harmonie avec la nature, se hissèrent sur les cimes pour y bâtir leur demeure, dont Baram, le sage, en a été le concepteur. Sharam, dont le dessein inavoué était de fienter plus haut que les oiseaux, poussa son frère dans le vide afin que nul autre ne connaisse le secret. Dans sa chute vertigineuse, Baram se transforme alors en corbeau et se mit à voltiger, tourbillonner et crier, en signe de tristesse et surtout de colère, comme pour dénoncer le fratricide et jeter un sort sur le rocher. Constantine est ainsi née avec la légende de Sharam Baram, et les corbeaux continuent éternellement à croasser pour punir l’homme d’avoir pris l’initiative de poser la première pierre de celle qui sera la cité de toutes les convoitises. Numides et Romains, Juifs et Chrétiens, Amazighs et Musulmans, puis enfin Turcs et Français lui ont chacun offert leur savoir et leurs armes en guise de dote. C’est grâce à cette sédimentation culturelle, à cette mémoire, que Constantine s’est forgé une renommée de cité conservatrice de ses valeurs de tolérance, de respect et d’acceptation de l’autre, de respect de la différence. Son histoire est intimement liée à celle de l’humanité, elle ne peut donc être qu’une cité universelle.
















